Skip to content
Sehtin · صحتين

method

Marcher après le repas, et pourquoi deux minutes suffisent

On imagine qu'il faut trente minutes de marche pour que ça compte. Les mesures disent le contraire : deux à cinq minutes, prises au bon moment, font déjà une différence visible.

Ce que fait le muscle qui bouge

Après un repas, le sucre passe du tube digestif au sang, et il faut bien qu'il aille quelque part. Le muscle en activité en capte une partie directement, sans attendre le signal habituel. C'est ce qui rend la marche après repas si efficace pour un effort aussi léger. Elle n'agit pas en brûlant des calories, la dépense est dérisoire. Elle agit en ouvrant une porte au moment précis où le sucre arrive. Le moment compte donc plus que la durée. Une marche prise dans la demi-heure qui suit le repas fait plus qu'une marche plus longue prise trois heures après.

Deux à cinq minutes, vraiment

Les travaux qui ont comparé rester assis, se lever, et marcher légèrement après un repas montrent tous le même classement, et l'écart apparaît vite. Se lever fait déjà mieux que rester assis. Marcher, même très peu et même lentement, fait mieux que se lever. Et l'essentiel du bénéfice sur la montée du sucre est obtenu dans les premières minutes, pas au bout d'une demi-heure. C'est une bonne nouvelle pratique. Deux à cinq minutes tiennent dans une journée ordinaire, y compris au travail. Une marche de trente minutes ne tient nulle part, et c'est pour cela qu'elle ne se fait pas.

Et la règle des deux heures ?

La règle des deux heures du système Tayyibat porte sur ce qu'on avale, pas sur ce qu'on fait. Elle demande de ne rien ajouter après le repas pendant deux heures, le temps que la digestion se fasse sans être relancée. Marcher n'ajoute rien. Une marche lente ne contrarie donc pas la règle, elle occupe simplement autrement le début de cette fenêtre. Ce qu'il vaut mieux éviter dans les minutes qui suivent un repas, c'est l'effort intense. Une course, une séance de charges lourdes, un sprint : le sang part vers les muscles au moment où l'estomac en a besoin, et l'inconfort est immédiat. La distinction n'est pas entre bouger et ne pas bouger, elle est entre marcher et forcer.

Comment l'installer sans y penser

Une habitude tient quand elle s'accroche à quelque chose qui existe déjà. Débarrasser la table, faire la vaisselle debout, sortir jeter quelque chose, aller chercher de l'eau : ce sont des marches déguisées, et elles tombent exactement au bon moment. Au travail, le trajet vers un étage différent ou un tour du bâtiment tient dans la pause qui suit le déjeuner. Le soir, un tour du pâté de maisons vaut mieux que la promesse d'une vraie marche qu'on ne fera pas. L'important n'est pas l'intensité, c'est la régularité et le moment. Trois courtes marches par jour, après les trois repas, pèsent plus qu'une longue marche le dimanche.

À retenir

Le muscle en activité capte le sucre au moment où il arrive, ce qui rend la marche après repas efficace pour un effort minuscule. Deux à cinq minutes suffisent à l'essentiel, et le moment compte plus que la durée. La règle des deux heures n'y fait pas obstacle, elle porte sur ce qu'on avale. Si vous avez un diabète, une maladie cardiaque ou un traitement en cours, demandez à votre médecin ce qui vous convient. Cette page est éducative et ne constitue pas un avis médical.

Partager

Newsletter

Un article par semaine. Recettes et repères concrets, sans pression.

En vous inscrivant, vous acceptez la politique de confidentialité.

Continuer la lecture sur le journal Sehtin

Cet article relaie les enseignements publics du Dr. Diaa Al-Awadi à titre informatif et éducatif. Il ne constitue pas un avis médical. Consultez votre médecin avant tout changement alimentaire. Mentions légales.