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Maigreur et Tayyibat : ce qui vient avant le menu
Quand on est mince depuis des années, ou qu'on a perdu du poids sans l'avoir demandé, la première question utile n'est pas quoi manger. C'est pourquoi le corps en est là.
La maigreur n'est pas toujours une affaire d'assiette
Il y a deux situations très différentes derrière le même mot, et les confondre est à l'origine de beaucoup de mois perdus. La première, c'est une personne qui a toujours été mince, qui mange raisonnablement, qui se sent bien, et qui porte simplement une charpente légère. La seconde, c'est une personne dont le poids est descendu ces derniers mois sans aucune décision de sa part. Ce ne sont pas le même problème, et un seul des deux commence dans la cuisine. Le second cas mérite une explication avant de mériter un menu. Un poids qui descend tout seul est une information que le corps produit, et un plan construit par-dessus sans regarder pourquoi peut masquer quelque chose qui demandait de l'attention. Ce n'est pas une raison de s'inquiéter d'avance. C'est une raison de regarder, et regarder coûte un rendez-vous.
Ce qu'on regarde avant de changer le menu
Les médecins ont une liste ordinaire pour cela, et savoir qu'elle existe est utile, parce que cela rend le rendez-vous moins vague et empêche la recherche de tourner à la devinette sur internet. Ils demandent en général de combien le poids a bougé et sur combien de temps, si l'appétit a changé, comment se comporte la digestion, s'il y a de la fatigue, de la fièvre ou des sueurs nocturnes, et à quoi ressemble le sommeil. Vient souvent ensuite une prise de sang de base, et un regard du côté de la thyroïde, car une thyroïde qui tourne vite est une raison classique et parfaitement traitable de voir le poids descendre alors que l'alimentation n'a pas changé. L'absorption est une autre piste, la maladie coeliaque entre autres, parce que manger assez et absorber assez sont deux choses différentes. Les médicaments et le stress récent sont demandés pour la même raison. Ce paragraphe n'est pas un diagnostic et rien ici ne s'applique tout seul. C'est une carte de ce que la conversation couvre d'habitude, pour que vous arriviez avec des réponses utiles plutôt qu'avec une liste de symptômes trouvée à minuit. Emportez quinze jours de notes honnêtes sur les repas, les heures et le poids : c'est une information réellement utile, et cela ne coûte rien à écrire.
Ce que l'alimentation peut réellement faire, et ce qu'elle ne peut pas
Une fois le versant médical regardé, bien manger fait un travail réel, et il vaut la peine d'être précis sur lequel. Cela peut rendre un rythme, et le rythme est souvent la pièce qui manque. Trois repas posés avec rien entre eux font revenir la faim à des heures prévisibles plutôt que jamais. Cela peut monter la densité de ce qui est mangé, pour qu'un petit appétit reçoive quand même une quantité sérieuse. Cela peut protéger ce qui est gagné, parce que prendre sur du sucre et de la farine raffinée construit un gras qui repart aussi vite qu'il est venu. Et cela peut rendre la digestion moins pénible, ce qui n'est pas un détail chez une personne mince, puisque la sensation de lourdeur est souvent ce qui ferme l'appétit en premier lieu. Ce que cela ne peut pas faire, c'est remplacer un diagnostic ou un traitement. Si une thyroïde tourne vite, aucune assiette ne la calmera. Si l'absorption est en cause, plus de nourriture sur le même chemin abîmé ne répare pas grand-chose. Ce n'est pas un argument contre le fait de bien manger. C'est un argument pour faire les deux, dans le bon ordre.
Comment le cadre tayyibat se règle quand le poids est bas
Le système ne change pas. Ce sont ses réglages qui changent, et ils sont peu nombreux. Les jours protéines montent à cinq par semaine au lieu des trois ou quatre habituels. Les portions passent autour de 250 grammes de protéine et 100 à 120 grammes de céréale pesée crue. Un quatrième repas s'ajoute, crème et dattes entre le dîner et le coucher, en gardant l'écart de deux heures. L'eau s'éloigne des repas pour que la place serve à la nourriture. Et trois séances d'entraînement par semaine donnent au surplus un endroit utile où aller, puisque la nourriture seule construit surtout du gras. Attendez-vous à ce que ce soit lent, et à ce que les deux ou trois premières semaines ne montrent rien sur la balance pendant que l'appétit s'élargit. C'est le plan qui fonctionne, pas qui échoue. Sur huit semaines, trois à quatre kilos au total est un chiffre réaliste, dont environ soixante-dix pour cent de muscle quand l'entraînement est régulier. Tout le cadre est déplié dans le guide de prise de poids, et sa version au quotidien dans comment prendre du poids avec Tayyibat.
Les signes qui n'attendent pas
Certaines choses relèvent d'un cabinet dans la semaine, pas d'un plan pour le mois prochain. Allez voir quelqu'un sans attendre si le poids descend régulièrement alors que vous mangez comme d'habitude, si la baisse est rapide, ou si elle s'accompagne de fièvre, de sueurs nocturnes, d'une toux qui ne passe pas, de sang où que ce soit, d'une masse que vous sentez, d'une soif inhabituelle avec des urines fréquentes, de troubles digestifs qui durent, ou d'une fatigue que vos journées n'expliquent pas. Cela vaut aussi si manger est devenu vraiment difficile, si la nourriture est refusée ou rendue, ou si le rapport au corps et à la balance est devenu douloureux. Ce dernier point est un sujet médical comme un autre, et il se soigne. Si vous êtes déjà suivi ou traité, gardez le traitement exactement tel qu'il a été prescrit et dites que vous avez changé votre façon de manger. Plusieurs prescriptions courantes se règlent autour des repas et de leurs horaires. Rien sur ce site ne diagnostique quoi que ce soit, et rien ne remplace des soins : nous posons la même limite dans Tayyibat est-il dangereux.
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Cet article relaie les enseignements publics du Dr. Diaa Al-Awadi à titre informatif et éducatif. Il ne constitue pas un avis médical. Consultez votre médecin avant tout changement alimentaire. Mentions légales.
