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Khabith : ce que le mot veut dire, et ce qu'il écarte
On croise le mot dans chaque page qui parle de cette façon de manger, et presque nulle part il n'est défini. Il a un sens, et il est plus étroit qu'on ne le croit.
Le mot, et son contraire
Khabith est un mot arabe. Dans ce système, il est le contraire de tayyib, et le couple partage toute la nourriture en deux : ce qu'on garde, et ce qu'on écarte. Le premier malentendu à lever, c'est que khabith n'est pas un verdict moral sur celui qui mange. C'est une affirmation sur l'aliment, et sur ce que le corps doit en faire. Le second, c'est que le mot n'a rien à voir avec le comptage. Un aliment n'est pas khabith parce qu'il est riche, ni tayyib parce qu'il est léger. Certains des aliments les plus denses de la liste sont gardés.
Le critère : ce que le corps doit en faire
Un aliment est écarté quand le corps ne peut pas en finir proprement. Soit il n'arrive pas à le défaire, soit il n'y arrive qu'à un prix. Cela couvre trois situations. Des aliments que l'appareil digestif humain n'a jamais été équipé pour démonter. Des aliments transformés au point de s'éloigner de leur état d'origine, si bien que ce qui arrive n'est plus ce qui a poussé. Et des aliments qui tiennent l'estomac ouvert plus longtemps qu'il ne devrait rester ouvert, parce que tout ce qui suit dans la journée dépend du fait que l'estomac ait fini. La question à poser devant un aliment inconnu n'est donc pas combien il porte de calories. C'est de savoir si le corps peut en finir, et à quel prix.
Les familles écartées
En pratique, les mêmes groupes reviennent. La farine raffinée et tout ce qui se bâtit dessus. Le sucre ajouté à ce qui n'en avait pas. Tout ce qui est frit. La pâtisserie industrielle, les snacks emballés et les sodas, qui sont le cas le plus net et ont leur article à part dans le khabith moderne. Viennent ensuite des familles qui surprennent, parce qu'elles ont bonne réputation ailleurs. La volaille d'élevage. Les oeufs. Le lait frais et ses dérivés frais. Les légumineuses. Un certain nombre de légumes crus. La plupart des épices, ramenées à une liste courte. Le classement complet, aliment par aliment et avec sa raison, est sur la page des aliments. C'est le seul endroit où la liste est entière, parce qu'une liste sans ses raisons est impossible à appliquer à un aliment qui n'y figure pas.
Un même aliment peut changer de camp
C'est là que trébuchent presque tous ceux qui débutent, et c'est ce qui rend le système plus difficile à copier qu'une simple liste. Plusieurs aliments sont tayyib ou khabith selon la façon dont ils sont préparés. L'oignon est gardé une fois cuit et écarté cru. La tomate est gardée pelée, épépinée et cuite. Le poivron est gardé cuit et écarté cru. La pomme de terre est gardée, mais pas transformée en frites. Une liste de noms toute seule finira donc toujours par vous tromper quelque part. Ce qui décide, c'est l'état dans lequel l'aliment arrive, pas le nom qu'il porte au marché. C'est pour cela que les règles de préparation accompagnent la liste, sur la page des règles.
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Cet article relaie les enseignements publics du Dr. Diaa Al-Awadi à titre informatif et éducatif. Il ne constitue pas un avis médical. Consultez votre médecin avant tout changement alimentaire. Mentions légales.
