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Reprendre le poids perdu, et pourquoi ce n'est pas un échec de volonté
La reprise est la règle, pas l'exception, et elle a des causes physiologiques documentées. Les connaître ne la rend pas inévitable, mais change complètement ce qu'on décide d'en faire.
La reprise est la règle
Les suivis longs se ressemblent tous : la plupart des personnes qui perdent du poids en reprennent une grande partie dans les années qui suivent, et une part reprend tout. Ce constat est souvent présenté comme une condamnation. Il vaut mieux le lire autrement : si la même chose arrive à presque tout le monde, l'explication ne peut pas être individuelle. Une cause qui touche la majorité n'est pas un défaut de caractère. Ce n'est d'ailleurs pas un résultat désespérant. Les mêmes suivis montrent qu'une partie des personnes maintiennent une perte durable, souvent plus modeste que ce qu'elles visaient au départ, mais bien réelle. Cinq à dix pour cent conservés pendant des années valent mieux que vingt pour cent perdus puis repris.
Les hormones de la faim restent modifiées
Après une perte de poids, plusieurs signaux changent de niveau en même temps. Ceux qui disent au cerveau que les réserves sont pleines baissent, celui qui déclenche l'appétit avant les repas monte. On pourrait croire que ces réglages reviennent en quelques semaines. Un travail souvent cité a mesuré autre chose : un an après la perte, les signaux étaient toujours décalés dans le sens de la faim. Le corps ne défend pas le poids que vous voulez, il défend celui qu'il connaissait. Cela ne veut pas dire que la reprise est écrite. Cela veut dire que maintenir demande un effort qui ne diminue pas de lui-même avec le temps, alors que tout le monde s'attend au contraire. Beaucoup relâchent parce qu'ils croyaient que ce serait devenu facile.
Ce que change la vitesse de la perte
L'idée que perdre lentement protège de la reprise est répandue, et les essais qui ont comparé les deux vitesses ne la confirment pas vraiment : à un an, les résultats se rejoignent. Ce qui distingue vraiment, c'est ce qui se passe après. Une perte obtenue par un régime qu'on ne peut pas tenir se termine forcément, et la fin du régime est le début de la reprise. Une perte obtenue par des changements qu'on peut garder ne connaît pas cette rupture. La bonne question n'est donc pas à quelle vitesse, mais avec quoi. Si la méthode disparaît le jour où le poids est atteint, la reprise est déjà programmée, quelle qu'ait été la vitesse.
Ce qui distingue ceux qui maintiennent
Les personnes qui gardent leur perte pendant des années ont peu de choses en commun, mais ces peu de choses reviennent partout. Elles continuent de mesurer quelque chose, poids ou tour de taille, à intervalle régulier, longtemps après avoir atteint leur objectif. Elles mangent avec une structure stable plutôt qu'au gré de la journée. Elles bougent beaucoup dans la vie ordinaire, pas seulement à la salle. Et elles reprennent vite après un écart au lieu d'attendre lundi, ou septembre. Aucun de ces points n'est spectaculaire. C'est justement ce qui les rend tenables sur des années, là où une méthode intense ne tient pas un trimestre.
À retenir
La faim qui revient après une perte est physiologique et elle dure. S'attendre à ce que maintenir devienne facile est l'erreur qui coûte le plus cher, parce qu'elle fait relâcher exactement au moment où il ne faut pas. La vitesse de la perte compte moins que la question de savoir si la méthode survit à l'objectif. Et une perte plus modeste, gardée des années, vaut mieux qu'une perte spectaculaire reprise. Cette page est éducative. Un poids qui change fortement sans raison, dans un sens ou dans l'autre, se discute avec un médecin.
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Cet article relaie les enseignements publics du Dr. Diaa Al-Awadi à titre informatif et éducatif. Il ne constitue pas un avis médical. Consultez votre médecin avant tout changement alimentaire. Mentions légales.
