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Sehtin · صحتين

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Régime taibat, taybet, tayebat : quel est le vrai nom, et que contient-il ?

Taibat, taybet, tayebat : plusieurs orthographes pour un seul mot arabe. Voici d'où elles viennent et ce qu'elles désignent.

Un mot qu'on entend, jamais qu'on lit

Taibat, taybet, tayebat, taibet, tayyibat. Vous avez entendu ce mot dans la bouche d'un proche, dans une vidéo partagée sur WhatsApp, ou glissé dans une conversation, et vous l'avez tapé dans un moteur de recherche exactement comme vous l'aviez entendu. Résultat : des pages différentes selon l'orthographe choisie, parfois aucune, et l'impression désagréable d'avoir mal cherché quelque chose de pourtant précis. Vous n'avez pas mal cherché. Le mot est arabe, il s'écrit الطيبات, et il n'a jamais eu de version officielle en alphabet latin. Celui qui l'a fait connaître, le docteur égyptien Diaa Al-Awadi, aujourd'hui décédé, ne l'a pratiquement jamais écrit lui-même : il l'expliquait en direct, à l'oral, devant des milliers de personnes, et chaque auditeur a ensuite retranscrit ce qu'il avait entendu à sa façon. Un autre article de ce site raconte qui était ce médecin. Celui-ci s'arrête sur le mot : d'où viennent ses nombreuses orthographes, ce qu'il désigne réellement, et ce que contient le système qui le porte.

Pourquoi le mot s'écrit de dix façons différentes

En arabe, le mot s'écrit الطيبات et se prononce approximativement « at-tayyibat ». Deux lettres posent problème dès qu'on les fait passer à l'alphabet latin. D'abord le ي doublé, qui donne un son « yy » allongé que l'oreille française entend souvent comme un simple « i » ou un seul « y ». C'est ce qui rase « tayyibat » en « taibat » ou « taybet ». Ensuite la voyelle courte qui suit le ط, tantôt entendue comme un « a », tantôt comme un « e » selon qui parle et qui écoute, ce qui donne « tayebat » ou « taibet ». Il n'existe pas de table de translittération officielle pour ce mot, parce qu'il n'a jamais circulé par écrit en premier lieu. Chacun a transcrit ce qu'il a entendu dans une vidéo ou de la bouche d'un proche, sans dictionnaire pour trancher. Aucune de ces graphies n'est fautive : elles décrivent toutes le même mot, entendu par des oreilles différentes.

Tayyibat et khabaith : ce que le mot veut dire

الطيبات, tayyibat, veut dire « les bonnes choses », au sens de ce qui est pur et qui convient au corps. C'est le pluriel de طيب (tayyib), bon, pur. Le système enseigné par le docteur égyptien Diaa Al-Awadi range les aliments dans ce camp, ou dans le camp opposé, الخبائث (khabaith), « les mauvaises choses ». La ligne de partage n'est pas calorique. Elle tient à ce que l'aliment provoque, selon lui, une fois dans le tube digestif : ce qui passe sans encombre reste tayyib, ce qui encombre et ralentit devient khabith. C'est le même raisonnement qui traverse ses interventions sur la digestion, où il présente l'obstruction intestinale comme le point de départ d'une chaîne de troubles. Ce classement est une doctrine qu'il a transmise à l'oral, pas un résultat d'analyse clinique publiée. Il vaut la peine d'être connu pour comprendre ce que raconte le système, pas comme un diagnostic à appliquer soi-même.

Ce que contient le système, concrètement

Au quotidien, le système tient en quelques habitudes simples. Un repas se compose d'une seule protéine à la fois, de légumes cuits, et d'une portion mesurée de céréale. Deux protéines dans la même assiette, viande et fromage par exemple, sont évitées. Trois repas par jour, rien entre les deux, et un intervalle d'environ deux heures entre manger et boire, une habitude qui étonne souvent au premier abord et qui est expliquée à part dans l'article sur la règle des deux heures. Pour une entrée en matière complète, la liste des aliments classés indique ce qui est gardé et ce qui est écarté, aliment par aliment, et le guide en sept jours détaille ce qu'on fait dès le premier matin.

À qui ça s'adresse, et ce que ce n'est pas

Comme le docteur Diaa Al-Awadi n'a jamais rien écrit lui-même, plusieurs versions du système circulent, et elles se contredisent parfois sur des détails. Retrouver un aliment autorisé ici et écarté ailleurs ne signifie pas que vous vous trompez : deux personnes différentes racontent de mémoire les mêmes directs. Ce que ce système n'est pas mérite d'être dit clairement. Ce n'est pas un traitement, il ne diagnostique rien, et il n'est pas une raison d'arrêter un médicament prescrit par un médecin. Ces limites sont détaillées dans l'article sur les risques éventuels. Et si c'est le médecin lui-même qui vous intéresse plutôt que le mot, sa présentation est ici.

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Cet article relaie les enseignements publics du Dr. Diaa Al-Awadi à titre informatif et éducatif. Il ne constitue pas un avis médical. Consultez votre médecin avant tout changement alimentaire. Mentions légales.